Suite de l’affaire liée au suicide d’un intérimaire du service ADV fin mars 2010
Le 25 mars 2010, un intérimaire travaillant au service ADV (Administration des Ventes) s’est suicidé.
La non-reconnaissance du travail, la pression constante, le manque de marge de manœuvre dans ses activités, l'absence d'information sur la poursuite de son contrat quelques jours avant son terme sont autant de causes identifiées dans l’enquête de l’Inspection du Travail comme pouvant être à l’origine de son acte.
Surtout que ce n'est pas le 1er suicide chez Alten.
Ceci nous ramène malheureusement sur le sujet du stress et des risques psycho-sociaux, sur lesquels la société avait l’obligation d’entamer des négociations avant le 31 janvier 2010, ce qu’elle n’a pas respecté. La CGT avait pourtant demandé à plusieurs reprises dès fin octobre 2009 de négocier sur ces thèmes lors de réunions et par mail.
Le CHSCT avait, de son côté, alerté plusieurs fois la direction sur la nécessité d’identifier et de traiter les causes du stress dans l’entreprise. Il avait été notamment demandé à la direction qu’un expert soit nommé pour produire un rapport contenant des recommandations pour le déploiement du progiciel SAP (Vision). Mais bien sûr, cette requête n’a pas été prise en compte. Bien au contraire, certains s’en souciaient si peu qu’une des réponses de la direction a alors été :
« Je ne vais pas payer pour un rapport de 100 pages que je ne lirai pas. »
Ceci montre bien tout le mépris dont fait preuve la direction quand il s’agit des conditions de travail et de vie des salarié-e-s.
La CGT ne souhaite plus qu’un tel évènement se reproduise. A ce titre, nous envisageons de nous porter « partie civile » dans l’enquête qu’ouvrira le Procureur de la République pour identifier les responsabilités. Que l’entreprise soit condamnée, ce ne serait que justice ! Mais, la manifestation de notre colère face à ces drames pourrait tout aussi sûrement obliger la direction à mettre fin aux pratiques managériales d’une autre époque dans l’entreprise.